Gouvernement : la ministre de la Transition écologique menace de quitter ses fonctions si son budget n’est pas revalorisé

Agnès Pannier-Runacher a déclaré ce vendredi qu’elle envisageait de démissionner si le budget de son ministère n’était pas prochainement augmenté.
Alors que plusieurs députés, en particulier de gauche, ont rejeté le budget proposé par Michel Barnier pour 2025, certains ministres ont également exprimé leur insatisfaction, notamment Agnès Pannier-Runacher.
Lors de son passage sur RMC, elle a souligné qu’elle ne disposait pas des ressources nécessaires pour mener à bien ses actions.
Dans le projet de loi de finances pour 2025, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, le budget de son ministère affiche certes une hausse des autorisations d’engagement, atteignant 16,8 milliards d’euros.
Cependant, le texte prévoit également une réduction des aides à la rénovation thermique (MaPrimeRénov) et une diminution significative du Fonds vert, qui finance depuis 2022 les projets écologiques des collectivités, passant de 2,5 milliards d’euros à seulement 1 milliard.
Cette situation a conduit Agnès Pannier-Runacher à laisser entendre qu’elle pourrait envisager de quitter son poste si des mesures ne sont pas prises. « Je souhaite avant tout disposer des moyens nécessaires à mon action. Si ce n’est pas le cas, j’en tirerai les conséquences », a-t-elle expliqué.
Deuxième ministre à poser un ultimatum
La ministre a également fait appel à la « représentation nationale » pour qu’elle se penche sur ce sujet crucial, afin de permettre un investissement dans l’adaptation au changement climatique.
Agnès Pannier-Runacher n’est pas la première à mettre la pression sur le gouvernement concernant son budget. Le 14 octobre, Didier Migaud, le garde des Sceaux, avait déjà averti qu’il ne resterait pas au sein de l’exécutif si le budget alloué à la justice n’était pas amélioré.
Pour rappel, le budget de la justice pour 2025 est fixé à 10,24 milliards d’euros, soit près de 500 millions d’euros de moins que ce qui était initialement prévu par la loi de programmation de la justice adoptée en octobre 2023.




