Mpox : Plus de 50 000 personnes vaccinées en République Démocratique du Congo et au Rwanda

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que plus de 50 000 personnes avaient été vaccinées contre l’épidémie de mpox en République Démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda. Le directeur général de l’OMS a averti que le virus reste incontrôlé, ajoutant que près de six millions de doses de vaccin devraient être mises à disposition d’ici la fin de l’année pour prévenir une éventuelle pandémie.
Alors que le virus continue de se propager en Afrique, plus de 50 000 individus ont déjà reçu leur vaccination contre le mpox en RDC et au Rwanda, grâce aux contributions des États-Unis et de la Commission européenne, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une conférence de presse à Genève le 1er novembre.
L’agence sanitaire de l’Union africaine a indiqué que l’épidémie de mpox n’était « toujours pas sous contrôle » et a appelé à une mobilisation pour éviter une « pandémie plus grave » que celle de Covid-19. La majorité des décès a été enregistrée en RDC, l’épicentre de l’épidémie, qui a lancé une campagne de vaccination début octobre.
De plus, Tedros a rappelé que l’OMS, en collaboration avec ses partenaires tels que Africa CDC, Cepi, Gavi et l’Unicef, a mis en place un « mécanisme d’accès et d’allocation » (appelé AMM) pour garantir un accès équitable et rapide aux vaccins contre le mpox.
Plus de 1 000 décès en Afrique
Dans ce contexte, il a été décidé d’allouer environ 900 000 doses de vaccins à neuf pays, comme l’a annoncé Tedros. Ces pays ont été informés ce vendredi. « Ceci constitue la première allocation sur les près de six millions de doses de vaccin qui devraient être disponibles d’ici la fin de 2024 » via ce mécanisme, a-t-il précisé, remerciant les pays et partenaires ayant contribué, notamment le Canada, les États-Unis, l’Union européenne et 12 de ses États membres, ainsi que Gavi.
Depuis le début de l’année, plus de 1 000 décès dus au mpox ont été rapportés en Afrique, où environ 48 000 cas ont été recensés, selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).
Le mpox, anciennement connu sous le nom de variole du singe, est une maladie virale qui peut se transmettre de l’animal à l’homme, ainsi qu’entre humains par contact physique prolongé, entraînant des symptômes tels que fièvre, douleurs musculaires et éruptions cutanées.
Deux épidémies coexistent en Afrique : l’une, due au clade 1a en Afrique centrale, affecte principalement les enfants, et l’autre, provoquée par le nouveau variant 1b, touche les adultes ainsi que les enfants dans l’est de la RDC et les pays voisins.
Le docteur Tedros a souligné que « la vaccination n’est qu’un des outils » dans la lutte contre la maladie, précisant que « bien que le nombre de tests ait considérablement augmenté cette année, seulement 40 à 50 % des cas suspects sont testés en RDC ».




